Soulèvement de la Terre à Nantes : lutte contre l’agro-industrie et l’accaparement des terres

Les Soulèvements de la Terre, un mouvement de jeunes révolté·es, ont émergé à Nantes pour lutter contre l’agro-industrie et l’accaparement des terres. Dans un contexte de crise écologique et sociale, ces militant·es ont pris conscience des effets dévastateurs de l’agriculture extractiviste et de la financiarisation du foncier agricole. Leur combat vise à arracher la terre à l’emprise de l’agro-industrie et à promouvoir des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement et des communautés locales.

Contexte de l’agro-industrie

L’agro-industrie et ses conséquences néfastes

L’agro-industrie est un système agricole qui repose sur une logique de productivité et de rendement à grande échelle. Cette approche, axée sur l’exploitation intensive des terres et l’utilisation massive de produits chimiques, a des conséquences désastreuses pour l’environnement et la santé humaine. En privilégiant la quantité au détriment de la qualité, elle compromet la biodiversité, pollue les sols et les eaux, et contribue au réchauffement climatique.

Financiarisation du foncier agricole et bétonisation des sols

La financiarisation du foncier agricole aggrave la situation en éloignant la culture des terres de l’activité vivrière. Les terres agricoles sont de plus en plus soumises à des logiques de spéculation, entraînant une hausse des prix et la disparition des exploitations familiales. En parallèle, la bétonisation des sols s’intensifie, notamment pour répondre aux projets d’urbanisation et à la demande croissante de logements et d’infrastructures. Ces phénomènes condamnent les espaces agricoles et accentuent la précarité alimentaire.

Alors que la crise climatique et la perte de biodiversité s’aggravent, il est urgent de remettre en question ce modèle agricole destructeur. Les Soulèvements de la Terre sont animés par la volonté de rétablir un équilibre entre l’homme et la nature, en défendant des pratiques respectueuses de l’environnement et en luttant contre l’accaparement des terres.

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Dans la prochaine partie, nous allons explorer les actions concrètes menées par ce mouvement pour arracher les terres à l’agro-industrie et préserver les biens communs.

Lutte contre l’accaparement des terres

Réappropriation des terres par les Soulèvements de la Terre

Les Soulèvements de la Terre prônent la reprise active des terres comme moyen de lutte contre l’agro-industrie. Ils s’opposent aux projets d’accaparement des terres par les sociétés agricoles à visée hégémonique en occupant les espaces menacés. Cette action directe vise à reprendre le contrôle de ces terres et à les réintégrer dans la sphère de la propriété collective.

Installation paysanne et rachat commun

Pour construire une alternative à l’agro-industrie, les Soulèvements de la Terre soutiennent et promeuvent l’installation paysanne. Ils encouragent les jeunes à s’engager dans des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, en favorisant la souveraineté alimentaire et la production locale. En parallèle, le rachat commun de terres est une autre stratégie adoptée par le mouvement afin de préserver les espaces agricoles menacés. Il s’agit de collecter des fonds et d’acquérir collectivement des terres pour les mettre à disposition de paysans engagés dans une agriculture durable.

En s’opposant à l’accaparement des terres et en promouvant des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, les Soulèvements de la Terre ouvrent des perspectives d’espoir pour une agriculture plus juste et durable. Dans la prochaine partie, nous explorerons la résistance face à l’agriculture extractiviste, un autre pilier de leur action.

Résistance face à l’agriculture extractiviste

Les nuisances de l’agriculture extractiviste

L’agriculture extractiviste, caractérisée par l’usage intensif de techniques mécanisées, de l’automatisation et de produits chimiques, a un impact néfaste sur l’environnement. Cette approche privilégie les rendements élevés au détriment de la qualité et de la durabilité. Les pesticides utilisés dans l’agriculture conventionnelle, tels que le glyphosate et les néonicotinoïdes, sont responsables de la destruction de la biodiversité et de la diminution des populations d’insectes pollinisateurs essentiels à la reproduction des plantes.

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Promouvoir des alternatives agroécologiques

Face à ces nuisances, les Soulèvements de la Terre mettent en avant les pratiques agroécologiques comme alternative à l’agriculture extractiviste. L’agroécologie encourage des méthodes respectueuses de l’environnement, telles que l’utilisation de compost, la rotation des cultures, et la diversification des cultures. Ces pratiques permettent de préserver la fertilité des sols, de réduire l’usage de produits chimiques et de favoriser la biodiversité.

Valorisation des biens communs

Les Soulèvements de la Terre défendent également la valorisation des biens communs, tels que l’eau et la terre. Ils s’opposent aux projets de méga-bassines qui privatisent l’accès à l’eau et participent à l’épuisement des ressources. En réaffirmant la notion de bien commun, le mouvement cherche à garantir un accès équitable et durable à ces ressources vitales pour tous.

En promouvant des alternatives agroécologiques et en luttant contre l’accaparement des terres, les Soulèvements de la Terre s’engagent dans une résistance active et résolue pour un modèle agricole plus respectueux de l’environnement et des communautés locales. Dans la prochaine partie, nous examinerons le rôle de l’auto-organisation communautaire dans leur lutte pour la subsistance.

Auto-organisation communautaire et résistance

L’implication des communautés locales

Les Soulèvements de la Terre reconnaissent l’importance de l’implication des communautés locales dans leur lutte pour la subsistance. Ils encouragent l’auto-organisation et la collaboration entre les habitant·es en formant des collectifs locaux. Ces collectifs permettent de renforcer les liens sociaux, de partager les connaissances et les compétences, et de mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre d’actions concrètes.

L’occupation de terres comme moyen d’action

Une des stratégies privilégiées par les Soulèvements de la Terre est l’occupation de terres menacées par l’agro-industrie. Cette action directe permet de préserver ces espaces agricoles, de renouer avec des pratiques traditionnelles et de développer des alternatives agricoles durables. Les occupations de terres peuvent prendre différentes formes, depuis des actions ponctuelles de revendication jusqu’à des installations paysannes pérennes.

Résister face aux institutions

Les institutions en charge de l’attribution et de la destination des terres ont leur part de responsabilité dans la situation actuelle. Les Soulèvements de la Terre reconnaissent l’importance de s’opposer et de faire pression sur ces institutions pour changer les politiques foncières en faveur des communautés locales. Parmi les actions menées, on trouve des intrusions dans les instances décisionnaires afin de faire entendre la voix des habitant·es et de proposer des alternatives viables.

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En encourageant l’auto-organisation communautaire, l’occupation de terres et la confrontation avec les institutions, les Soulèvements de la Terre déploient une lutte active et résolue pour démanteler l’emprise de l’agro-industrie sur les terres agricoles. Dans la prochaine partie, nous examinerons l’impact concret de leurs actions dans la préservation des terres et la construction d’un modèle agricole plus durable.

Impact des actions des Soulèvements de la Terre

Préservation des terres et restauration de la biodiversité

Les actions des Soulèvements de la Terre ont un impact concret dans la préservation des terres agricoles menacées par l’agro-industrie. Les occupations de terres permettent de les soustraire à l’emprise des sociétés agricoles à visée hégémonique et de les réintégrer dans des projets d’installation paysanne ou de rachat commun. Ces initiatives contribuent à la préservation des écosystèmes locaux et à la restauration de la biodiversité en favorisant des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.

Construction d’un modèle agricole plus durable

Les Soulèvements de la Terre promeuvent activement des alternatives agricoles durables, telles que l’agroécologie, qui respectent les cycles naturels, préservent la fertilité des sols et réduisent l’utilisation de produits chimiques. En mettant en avant ces pratiques et en les intégrant dans des initiatives d’installation paysanne et de rachat commun, le mouvement contribue à la construction d’un modèle agricole plus résilient et respectueux de la planète.

Renforcement des communautés locales et de la résistance collective

Les Soulèvements de la Terre renforcent les liens communautaires grâce à l’auto-organisation et à la collaboration entre les habitant·es. En travaillant ensemble pour la préservation des terres et la mise en place de pratiques agricoles durables, les membres du mouvement créent un sentiment d’appartenance et renforcent la résistance collective contre l’agro-industrie. Ces actions collectives sont sources de solidarité, d’émancipation et de transmission des savoirs.

Alors que les Soulèvements de la Terre poursuivent leur combat contre l’agro-industrie et l’accaparement des terres, leurs actions concrètes ont un impact réel dans la préservation des terres agricoles, la restauration de la biodiversité et la construction d’un modèle agricole plus durable. En rejoignant ce mouvement, chaque individu peut contribuer à une résistance active et à la construction d’un avenir écologique et équitable.

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